mercredi 14 juin 2017

Il était une fois ( ou plusieurs)... à la Juracime

La Juracime... Un grand moment dans la vie du club...

ADDENDUM : voici un petit article d'une histoire belge qui dure :-)


Voici tout d'abord un article de presse de notre aventure : ICI

Et puis, voici un petit article de Delphine, qui s'intitule : "Quand je m'imagine être Heidi, le temps d'un week-end :
Voilà déjà 2 fois, que je recommence ce texte car je ne parviens pas à décrire l’essence même de ce que cette juracime a représenté pour moi.

Je pourrais vous raconter pleins d’anecdotes :
-          Comme celle où je me suis retrouvée dans le mini-short orange d’Amandine pour partir à l’ascension du Chasseral, sous une pluie battante
-          Et pourquoi depuis certains pensent que j’ai un tatouage sur mes fesses
-          Pourquoi Snouky a eu un début de course difficile durant la dernière étape
-          Comment Luc a eu le syndrôme du Colemara
-          Pourquoi Hélène m’entend crier à 1 km à la ronde
-          Pourquoi les suisses m’ont surnommé « la dame aux chaussettes vertes »
-          Pourquoi Joe va proposer ma candidature à Koh Lanta
-          Ou encore  celle de la vache qui a la bonne idée de me barrer la route et de me charger avec 2 de ses copines


Oh je vous les raconterai sûrement un jour de vive voix, autour d’un verre de rata …
Mais la juracime c’était bien plus qu’une colonie de vacances avec son ambiance potache et Dorian qui ne se tait pas 1 minute passant tour à tour de l’accent suisse, à celui du flamand et de l’africain.

Quand Daphné m’avait parlé à mon arrivée au cepal de la juracime, je me suis dit :
 «  c’est pas pour moi, je ferai jamais ça, c’est un truc de malade »
Quand il y a 2 ans, j’ai parlé de mon envie d’y participer à Snouky, il m’en a dissuadé.
Il paraît que j’ai râlé qu’il mette en doute mes capacités. Ça m’étonne, je ne râle pas, je m’exprime J
Et donc en bonne têtue, je me suis dit que la 17 ème édition serait la mienne et je me suis inscrite sur la fameuse liste de Joe.
Non sans essuyer quelques réactions du style «  tu es vraiment inscrite à la juracime, parce que Joe d’habitude ne se trompe pas dans ses tableaux excell »
Je voulais me lancer un gros défi, je vais vite me rendre compte que je suis au bon endroit :
«  c’est une épreuve pénible, une bonne préparation est nécessaire pour s’y engager »
avertit l’organisation d’entrée de jeu.
Préparée physiquement, je le suis. J’ai suivi « presque au battement près » le plan d’entraînement d’Olivier.
Mais la tête, comment la prépare –t-on pour ce genre d’épreuves ?
Le doute naît en moi, vais-je y arriver ?  Se joue alors une finale de Rolland Garros à 48 h du départ entre Cali qui ne croit pas en elle et Delphine qui sait qu’elle va y arriver et qui se rassure à coup de « mantra » à la Kilian Jornet.
Gagner, ce n’est pas finir en première position. Ce n’est pas battre les autres. Gagner c’est se vaincre soi-même. Vaincre notre corps, nos limites et nos peurs. Gagner, c’est se dépasser soi-même et transformer les rêves en réalité.  

Vendredi Tavannes on y est… c’est parti pour 4 jours dont je n’imaginais même pas l’intensité.
Après la 1 ère étape je dirai à Diana qui nous attendait à Werdtberg «  c’est topissime ».
Le stress s’est dissipé au fur et à mesure des 7 km de côtes… je sais que je « la » finirai et qu’aucune barrière ne viendra m’en empêcher.

Sur un air de Voulzy
«  j’ai un rêve                                                               
Le rêve que j’ai                                                               
Tous les juraciens le font
Je rêve d’alpages
Et de « tête de moine » quel fromage
Ah ! le  Chasseral
A Tavannes, vivre à 50 dans un gymnase.

Courir courir
Ici, y a du dénivelé
Avoir le cœur épuisé
Se faire mal
Courir la juracime
C’est bien plus que courir


HOP HOP HOP
ALLEZ DELPHINE
HOP HOP HOP

Sous la bruine
Et le brouillard
Courir en mini short orange
Arriver en pleurant
Le chasseral est devant
Et les émotions jaillissent du dedans

Rêver d’avoir réussi
Oh ! réussi
Dans la vie qui se dépêche
Vivre simplement de montagne et de ratafia fraîche
Mais nos émotions on s’en empêche »

C’est encadrée par Marc vdl et Snouky que je parcours les derniers mètres d’une aventure humaine de 77 km. Je  n’en reviens toujours pas d’être passée à travers toutes ces étapes.

Merci à tous ceux qui y ont cru quand moi je n’y croyais pas…

A ce jour, je ne suis pas sûre de retenter l’aventure c’était très éprouvant émotionnellement bien plus que physiquement.


Delphine

2 commentaires:

Pierre-Yves Herzl a dit…

Delphine pour la 18ieme Juracime Hop Hop Hop !

Diana Kakietek a dit…

Ma chère Delphine,

C'est un super résumé de ton exploit, mais j’attends avec impatience celui avec le verre de ratafia .

Je te félicite encore et je ne me lasse pas de te dire que je suis fière de toi!!!

Bizzz
Didi